Luc Ferrari
Journal d’un journaliste amateur (1972) – (33’)
Production : G.M.E.B., Maison de la Culture, Bourges. Bande magnétique stéréo.
Montage d’interviews de différents groupes sociaux, sur différents problèmes sociaux, dans une ville de province, en France.
Accompagnée des commentaires de l’auteur – c’est-à-dire du journaliste amateur – c’est la première réalisation du genre enquête.
Le circuit de diffusion idéal de cette bande devrait être Maison des Jeunes, etc., afin de les inciter à faire la même chose et que le produit devienne ainsi un échange d’informations entre les groupes.
manuscrit / tapuscrit du projet, 1972
Merci à Brunhild Ferrari et à Maxime Barthélemy de la Maison Ona (éditeur)
Mick Texier
« Les sons disent tout ce qu’il faut savoir. Il faut les écouter, et surtout les entendre pour ce qu’ils confessent. Le son est multiple (polysémique), sous la configuration d’une polyphonie.
La musique n’est qu’une succession de symboles qui se chevauchent, se combinent en se succédant. L’accumulation des sons élabore un récit dans le temps de l’existence des masses sonores. Le temps musical est celui où la vie bâtit du sens dans une période entre silence et déploiement sonore, pour retourner brusquement au silence. La musique c’est du bruit organisé que l’on décide. La peinture c’est la somme des symboles fixés à jamais à décrypter dans le silence assourdissant d’un temps sans fin. »
